2007.06 LE MOT D’UN PAST-GOUVERNEUR
Catherine NOYER RIVEAU
RC Paris
Gouverneur 1999-2000
Membre du conseil Central du
ROTARY INTERNATIONAL
2008-2010.
Après Jacques Berthet et les règles du ROTARY INTERNATIONAL,
Robert Collot et l’évolution du Rotary,
Gérard Morel et le CODIFAM,
Patrice Waller et le Rotary français,
Charles Finkelstein et le but premier du Rotary,
Jacques Mora et l’image du Rotary,
Marcel Saron et les fondamentaux du Rotary,
Pierre Louis Doucet et l’illettrisme,
Enfin Michel Peyraud et le gouvernorat,
Je souhaite vous livrer, et cela ne vous étonnera pas, quelques réflexions sur les femmes en Rotary.
Premier constat, il est vrai que l’arrivée des femmes en nombre significatif a changé quelque peu la physionomie des clubs mais, si je me souviens bien, l’un des objectifs des fondateurs et encore aujourd’hui du ROTARY INTERNATIONAL,
est que les clubs soient à l’image de la collectivité professionnelle de leur environnement.
Deuxième constat, cet apport féminin avec une vision un peu différente par nature ne peut être vécu par les rotariens que comme un enrichissement de leurs diversités.
Mais ceci ne doit pas nous faire oublier que chaque année qui passe majore notre moyenne d’âge et par conséquent que nous avons l’impérative nécessité de recruter. De recruter en dessous de la moyenne d’âge du club afin que la roue continue à tourner tout en maintenant les mêmes exigences de qualité que par le passé. Il est dommage que depuis 8 ans je sois toujours la plus jeune des gouverneurs.
Essayons de faire preuve d’imagination pour permettre à des professionnels en activité, tout en tenant compte du contexte professionnel actuel, d’assumer les responsabilités inhérentes à l’engagement rotarien et indispensables au bon fonctionnement de nos clubs.
Enfin, la diversité des parcours professionnels, des vies tout court, richesse du Rotary est aussi fondée sur la diversité des engagements, des implications. De même que nous respectons toute profession pour son utilité dans la société, respectons tout type d’engagement d’un ami rotarien
Seuls l’enthousiasme, la conviction et l’engagement de chacun selon son choix et ses talents doivent être pris en compte et valorisés. Le reste n’est que jalousie ou mesquinerie et surtout est contre productif pour le Rotary. Chers amis, découvrons-nous et apprécions-nous dans notre diversité et ceci dans tout les sens du terme, tel est le message du Rotary qui va dans le sens de son but ultime : «contribuer à la paix dans le monde».
2007.05 LE MOT D’UN PAST-GOUVERNEUR
Michel PEYRAUD – RC Neuilly – Gouverneur 2002-2003
UNE ANNEE DE GOUVERNORAT ?
Pour moi cette expérience de Gouverneur fut un cheminement, un peu comme on va à St Jacques de Compostelle : une suite d’étapes .
Au début il y eut l’entrée « en » Rotary. Période au cours de laquelle, membre lambda on s’adapte, on participe, et petit à petit on prend des responsabilités pour faire connaître « notre » Rotary.
Puis les années passent et un jour on vient vous faire l’honneur de prendre davantage de responsabilités : assurer la Présidence de son Club (je rappellerai que c’est un devoir que doit accepter chaque rotarien) et là on commence a percevoir déjà une autre dimension du R.I.
Quelques années plus tard, une nouvelle étape se présente : on vient vous demander d’animer le District en devenant Gouverneur !
Lorsqu’on a eu la chance et l’honneur d’exercer des fonctions professionnelles diverses, on se pique « au jeu » et on accepte dans le but de « faire bouger les choses », on veut apporter « ses pierres à l’édifice »
Dans le cadre de cette fonction il faut distinguer deux phases ou deux années :
Il y a l’année de « préparation » qui est importante. C’est celle au cours de laquelle se soude l’équipe qui va œuvrer mais c’est aussi celle au cours de laquelle se mettent en place les thèmes qui seront proposés aux Clubs. Cette Première année passe aussi par un moment très fort, lorsqu’on a la chance d’avoir un Président International de « grande dimension » et ce fût mon cas : la formation à Anaheim (L.A.). Semaine au cours de laquelle on se sent très fier d’être rotarien , où des liens se scellent avec une partie des autres Gouverneurs du monde entier et pour certains des liens qui se poursuivront au fil des années. Semaine au cours de laquelle on prend vraiment conscience de, ce que j’ai appelé, la « puissance de bienfaisance » du Rotary International.
Bref on rentre « gonfler » à bloc !
Puis il y a l’Année de « fonction ». Pour moi ce fut une année de « bonheurs », certes avec quelques soucis plus ou moins importants mais j’en garde le souvenir d’une année exceptionnelle, de contacts humains forts, très forts, d’actions dans les divers domaines que nous nous étions fixés. Arriver à faire œuvrer des centaines de Rotariennes et de Rotariens, des dizaines de Clubs, ensemble, c’est une expérience stimulante et qui vous pousse a en « faire encore plus » pour eux. Qu’ils en soient encore une fois TOUS et TOUTES remercier.
Mais c’est aussi qu’au cours de cette année que l’on s’aperçoit de la « diversité » d’approche des Rotariens. Si je peux dire que l’énorme majorité des Rotariens sont des « purs », sans recherche d’honneurs, qui donnent de leur temps, qui apportent leurs expériences, je pense à tous ceux qui sont « retraités » de la vie active (mot que j’avais supprimé de mon langage) qui apportent au Rotary une grande partie de leur vie, je pense aussi à ceux qui prennent de leur temps professionnel, voire par moment familial, pour apporter leur dynamisme, leur savoir-faire, leurs idées mais j’ai aussi découvert malheureusement quelques « carriéristes » du Rotary....
Ne soyons pas « petits » ne soyons pas « mesquins », soyons, restons « grands »
Au Rotary nous n’avons pas de « pouvoirs », nous avons des « devoirs ». Gardons la volonté de « servir » tout simplement c’est plus noble et plus beau,
2006.09 LE MOT D’UN PAST-GOUVERNEUR
Robert COLLOT – RC Garches Marnes-la-Coquette, Vaucresson – Gouverneur 1992-1993
1er juillet 1992 : 14 ans déjà depuis la passation de pouvoir ! 16 successeurs ont été élus ou désignés depuis. Cela m’incite à quelques réflexions sur l’évaluation du ROTARY INTERNATIONAL.
De par sa structure et son organisation, le ROTARY INTERNATIONAL a su s’adapter à l’évolution de notre société et au développement des activités mondiales. On a pu observer la même orientation dans la « vie de tous les jours » de mon Club. Il ne faut pas être pessimiste et négatif dans cette observation. Il y a un rajeunissement des effectifs et une part croissante de la participation des femmes ;
Des structures nouvelles ont été mises en place par le Conseil Central et les différents Conseils de Législation. Elles permettent au ROTARY INTERNATIONAL de s’adapter à l’évolution de la mondialisation.
Le Rotary de demain est déjà celui d’aujourd’hui et non celui d’hier.
Les textes du manuel de procédure 2004 sont bien différents et plus élaborés que ceux du Manuel dont je disposais en 1992.
Cependant certains remarqueront que les « règles constitutionnelles » ne modifient pas les situations réelles et les comportements. Elles permettent quand même de les harmoniser et de les réglementer.
La structure décentralisée du ROTARY INTERNATIONAL qui existe pratiquement depuis sa création, constitue un facteur d’adaptation très important aux situations locales.
Le ROTARY INTERNATIONAL persiste en notoriété et les grandes actions de la FONDATION ROTARY sont toujours en progression.
Le « Centenaire » m’a permis de constater l’efficacité et le dynamisme de mon club et a « OUVERT LA VOIE » à une prise de conscience des Rotariens nouveaux et anciens qui sera certainement bénéfique pour Tous.
Les Gouverneurs qui m’ont succédé ont bien assumé leurs responsabilités pour veiller au respect du ROTARY INTERNATIONAL, encourager le bon fonctionnement des clubs et instaurer ou maintenir de bonnes relations entre eux.
Ils ont, comme moi-même, éprouvé dans l’exercice de leur fonction de grandes joies et des satisfactions à l’occasion de leurs visites et des différentes manifestations. Ils ont aussi mesuré l’importance et la diversité du ROTARY INTERNATIONAL dans le monde lors de l’Assemblée internationale, ainsi que l’amitié générale qui y régnait. Pour ma part j’ai eu le plaisir de veiller au début de la renaissance du ROTARY en ROUMANIE où j’ai rencontré de vrais amis chaleureux. J’ai pu constater le renom et l’attrait du ROTARY INTERNATIONAL dans ce pays en renaissance de liberté.
Ainsi l’essentiel demeure et se perpétue. Cela m’incite -l’ancien que je suis- à vous encourager à continuer et à « croire » que l’avenir de notre ROTARY INTERNATIONAL est largement assuré si nous poursuivons nos efforts sans défection, dans le climat d’une amitié sincère et constructive.
2006.10 LE MOT D’UN PAST-GOUVERNEUR
Gérard MOREL – RC Paris Ouest – Gouverneur 2001-2002 – Président du CODIFAM 2005-2007
Qu’est-ce que le CODIFAM ?
Le « CODIFAM » est le COmité des gouverneurs des DIstricts de France, d’Afrique du Nord, d’Andorre, de Monaco, des Pays francophones et partiellement francophones du ROTARY INTERNATIONAL.
Il a vocation à regrouper les Gouverneurs, les Gouverneurs élus et tous les Past Gouverneurs qui désirent se tenir au courant de l’évolution du ROTARY INTERNATIONAL et contribuer au rayonnement de la Francophonie.
Créé en 1982, le CODIFAM est une association française entrant dans le cadre juridique de la Loi de 1901. En même temps, il a été reconnu en 2000 comme « Groupement administratif multidistrict » par le ROTARY INTERNATIONAL.
Les statuts adoptés par l’Assemblée Générale en 2004 prévoient deux composantes :
§ L’amicale, réunissant les gouverneurs qui acquittent une cotisation individuelle,
§ Le Conseil des Gouverneurs en exercice, contribuant au financement du CODIFAM par une participation de chaque District en fonction du nombre de rotariens. Par ailleurs seuls les Gouverneurs en exercice ont la possibilité de financer des activités multi-districts.
L’objectif du CODIFAM est d’animer un espace d’information, de réflexion et de concertation entre les Gouverneurs francophones du ROTARY INTERNATIONAL. C’est à ce titre, qu’il permet en particulier aux Past Gouverneurs d’apporter le témoignage de leur expérience et de faire partager leur acquit vis-à-vis des Gouverneurs Elus, contribuant ainsi à leur formation au cours de deux séminaires, avant leur participation à l’Assemblée Internationale.
Le CODIFAM n’est en aucun cas un échelon d’une « hiérarchie rotarienne ». Son action s’inscrit en terme de conseil, de coordination et de coopération entre ses membres.
Son assemblée générale annuelle est l’occasion de rassembler des représentants des diverses promotions de Gouverneurs et de faire partager à Tous l’actualité du ROTARY INTERNATIONAL.
Sa prochaine réunion se tiendra les 13 et 14 octobre 2004, à Marseille, l’assemblée générale étant prévue le samedi matin.
2006.12 LE MOT D’UN PAST-GOUVERNEUR
Patrice WALLER– RC Paris – Gouverneur 1995-1996
Bonjour à toutes et à tous,
Dix ans déjà que je suis un « Past-Gouverneur ». Durant ces dix années j’ai pu assumer différentes missions à la demande des dirigeants du Rotary International. Je dis ceci non pas pour vous raconter ma carrière rotarienne mais en simple préambule avant de vous livrer le fruit de mes réflexions.
Le Rotary français est un Grand Rotary au sein du Rotary International.. Il peut avoir une grande place à l’intérieur de cette extraordinaire organisation. Je ne veux pas parler de la place que peut avoir individuellement telle ou tel d’entre nous mais réellement de la place du Rotary français dans son ensemble.
C’est un objectif prétentieux que d’envisager l’augmentation de notre influence. Peut être pas si nous prenons conscience que dans chacun de nos clubs nous avons le pouvoir d’y contribuer.
En majorité les nouveaux membres, les secrétaires, les présidents, les gouverneurs etc, … sont souvent d’un âge avancé pour ne pas dire âgés.
Entre chacune des fonctions qui peuvent être confiées à une ou un rotarien il peut se passer des années. Il est donc important de prendre conscience que tout doit démarrer le plus tôt possible. (Si l’on examine la carrière des Présidents du Rotary International, nombreux sont ceux d’entre eux qui ont été Gouverneurs entre 30 et 40 ans)
Si je rêve, je peux imaginer que les nouveaux impétrants seront en majorité jeunes, qu’il en sera de même pour les secrétaires, les présidents et par là même pour les gouverneurs et ainsi la suite pourra se faire naturellement.
De même pour une meilleure participation à la vie du Rotary International il est souhaitable que nous mêmes participions à la vie du District. C’est cet organisme qui est la courroie de transmission entre le Rotary International et nos clubs et réciproquement entre nos clubs et le Rotary International.
Pour vous aider à ce que ce rêve devienne réalité, je me mets à la disposition de chacun de vos clubs pour venir discuter avec vous au cours d’une de vos réunions statutaires.
2007.01 LE MOT D’UN PAST-GOUVERNEUR
RC Pontoise –Gouverneur 1996-1997
Heureuse initiative que de demander aux anciens gouverneurs de rédiger quelques lignes dans la Tribune du district.
S’il apparaît évident que le ROTARY ne peut plus être régi selon d’anciennes règles, d’ailleurs souvent modifiées depuis sa création, il ne faut pas oublier ce qui fut à l’origine même de sa naissance.
Bien que notre mouvement, comme d’autres, privilégie les actions humanitaires, il doit aussi jouer au sein de notre société un rôle moral.
Le but premier du ROTARY, celui poursuivi par nos pères, était de rappeler qu’un comportement loyal et honnête doit présider aux rapports entre les hommes.
Il appartient aux rotariens de guider leur vie tant privée que professionnelle sur cette règle essentielle.
L’exemple qu’ils donneront contribuera à la moralisation des relations sociales dans un monde qui en a bien besoin.
La tâche est certes difficile mais elle est belle !
Seul un mouvement international comme le nôtre peut remplir une semblable mission. Cependant, sans porter atteinte à cet aspect primordial de son image, des aménagements sont indispensables.
Notre époque, où pour la première fois règne la paix dans la vielle Europe, voit à côté de ce désir d’union internationale la renaissance des particularismes.
Le Français, l’Allemand, l’Italien pour ne citer qu’eux, se sentent certes européens mais loin de renoncer à leurs racines naturelles, ils les rappellent avec force.
Apparemment inconciliables entre eux, ces sentiments leur permettent cependant au contraire de mieux vivre une double identité.
Pourquoi refuser d’imaginer pour notre ROTARY une structure nationale dans laquelle nous nous sentirions à l’aise tout en continuant nos efforts au plan mondial ?
Cette idée, encore largement schismatique, voire hérétique, ne l’est guère plus que celle d’avoir pendant des années souhaitées voir nos compagnes rejoindre nos rangs.
Dans les années 60, jeune rotarien, j’étais étonné de voir les femmes exclues de nos clubs ; surpris aussi étaient ceux à qui je faisais part de mes opinions !
Quelques décennies plus tard, je tentais devant des auditoires parfois hostiles, de persuader les rotariens de la nécessité d’accueillir des femmes pour que notre association soit en harmonie tant avec ses principes qu’avec le monde actuel.
Le pas a maintenant été franchi à peu près par tous ; reconnaissons que nous devons nous en féliciter.
Un autre sujet de réflexion devrait retenir notre attention : celui de la participation active des rotariens à la vie du district et au choix de ses dirigeants.
On parle bien peu du ROTARY dans nos clubs et c’est regrettable.
Confronter des opinions, rechercher ce que souhaitent les membres, ferait éclore des idées originales, donc nouvelles.
Mieux informer, les rotariens participerait alors de manière plus claire et plus directe aux choix de leurs dirigeants dont ils comprendraient mieux les engagements
Mais ceci n’est qu’un vœu
2007.02 LE MOT D’UN PAST-GOUVERNEUR
Jacques MORA – RC La Celle-Saint-Cloud Bougival – Gouverneur 1997-1998
Lorsqu’en 1986, cédant aux sollicitations d’un ami rotarien très proche, je suis entré au club de La Celle St Cloud/Bougival je n’avais qu’une vague idée de ce qu’était le ROTARY comme, d’ailleurs, la plupart de ceux qui nous rejoignent aujourd’hui. L’accueil chaleureux qui m’a été fait, l’amitié qui s’en est suivie, le besoin d’aider, de servir, m’ont fait y rester. C’est ainsi que, sans trop m’en rendre compte, je suis passé du rang de « rotarien de base » à celui de Président de club puis de Gouverneur pour finir comme « Past » …ce qui me donne l’occasion de m’adresser à vous pour partager avec vous quelques réflexions sur aujourd’hui et demain.
A l’aube d’un nouveau millénaire, alors que le ROTARY vient juste de fêter son centenaire, où en sommes nous ? Comment doit évoluer le Rotary s’il veut continuer à prospérer au cours des prochaines années ?
D’abord un constat.
Avec son organisation, ses règles et procédures, le Rotary s’est doté d’un cadre dans lequel nous avons grandi et qui a assuré jusqu’ici, par petites touches successives, notre développement.
Mais « ce qui a marché » jusqu’à présent peut-il nous garantir un futur à la hauteur de nos ambitions ?
Depuis de nombreuses années, l’augmentation de nos effectifs est, à juste titre, une des priorités des clubs. A de rares exceptions, pourquoi est-ce si difficile de recruter puis de conserver nos membres ? Que devons nous faire pour rendre le Rotary attractif ? Evolution de notre mode et cadre de vie, les rotariens de ce nouveau siècle ressemblent peu aux rotariens « d’autrefois ». Ils sont moins disponibles, plus sollicités, moins réceptifs, plus critiques. Ce sont moins des chefs d’entreprise que des cadres supérieurs ou des membres de professions libérales. Ils ne disposent pas des mêmes moyens financiers. Lors du recrutement, ignorer cela serait une grave erreur.
financiers. Lors du recrutement, ignorer cela serait une grave erreur.
Le ROTARY est à la fois célèbre et méconnu nous dit une enquête de la revue « Le Rotarien ». Le club doit donc se préoccuper de l’image qu’il véhicule à l’extérieur, que ce soit pour donner plus de visibilité à nos actions (trop dispersées, manquant d’impact), modifier un positionnement jugé flou (qui sommes nous ?) ou pallier une difficulté chronique à communiquer.
Mais la véritable image du ROTARY est celle qu’en donnent les rotariens. Chacun de nous, en portant l’insigne, en parlant du ROTARY de manière fondée, convaincue, en adoptant des comportements exemplaires, est un excellent media.
Ouvrons nos clubs dans le seul but de faire savoir qui nous sommes. Créons « l’évènement local » en invitant des conférenciers de renom sur les questions de société et en ouvrant ces conférences aux non rotariens. Inscrivons-nous dans la vie de la communauté, soyons actifs. C’est à ce prix que nous trouverons notre juste place.
L’évolution vers toujours plus d’humanitaire est souvent mal perçue par de nombreux rotariens, y compris dans la jeune génération, qui pensent que nous ne sommes pas les mieux placés pour remplir ce rôle. N’oublions pas que les rotariens ont été recrutés en raison de leur profession. C’est par la primauté donnée à la profession que le ROTARY se distingue d’autres associations. Peut-être est-il temps de revenir aux fondamentaux et de trouver un juste équilibre entre les deux formes d’actions.
Un mot pour terminer de la Fondation Rotary. Elle est la mise en œuvre de l’idéal humaniste du Rotary International. Il est regrettable de constater qu’elle ne reçoit pas, de la part des clubs, le soutien qu’elle mérite. Sa mission est pourtant essentielle pour soutenir les efforts du Rotary International dans le cadre de l’entente et de la paix dont le monde a tant besoin. Alors, chers amis rotariens, un petit effort pour que vive notre FONDATION et notre ROTARY
2007.03 LE MOT D’UN PAST-GOUVERNEUR
Marcel SARON – RC Paris-Alliance – Gouverneur 2005-2006
En 1905, notre mouvement naissait au sein d’une société européano-américaine dominatrice, sûre d’elle-même et des bienfaits du progrès. Cent ans et quelques conflits majeurs après, cette société – la nôtre - évolue dans un avenir incertain, en proie au doute et à la recherche de ses valeurs.
Dans ce monde, nous les rotariens avons l’avantage de pouvoir nous appuyer sur des valeurs essentielles qui sont restées les mêmes depuis l’origine. Nous les connaissons : éthique personnelle, professionnelle et civique, tolérance, respect de l’autre, amitié entre les peuples …
Ces valeurs s’expriment à travers les actions que nous menons dans nos Clubs. Mais elles reposent elles-mêmes sur un socle permanent. Tournent les hommes et les femmes du Rotary, tournent les responsables, ce socle demeure. Il constitue ce que j’appelle les « fondamentaux » du Rotary International : un mouvement de professionnels qui s’engagent. Des professionnels, c’est-à-dire des hommes et des femmes conscients des réalités de la vie économique, des hommes et des femmes prêts à aider les autres à se réaliser et non à se faire assister ; des hommes et des femmes qui mettent ainsi leurs compétences et leurs réseaux au service des actions de leurs Clubs.
Appartenir au Rotary International, c’est d’abord s’engager. C’est accepter qu’à côté de nos « droits » - ou en contrepartie des chances que la vie nous a accordées – nous ayons des « devoirs ». Ces devoirs sont implicites dans notre devise : « Servir d’abord », c’est-à-dire « Servir les autres avant de se servir soi-même ».
Encore faut-il les assumer et les mettre en pratique. Se contenter d’assister aux réunions hebdomadaires de nos Clubs, d’y retrouver des amis et, de temps à autre, faire un chèque pour les « bonnes œuvres du club » ce n’est que les esquiver. Remplir ses devoirs, c’est participer, c’est se rendre disponible quand le besoin se fait sentir, c’est agir. Remplir ses devoirs, c’est accepter les responsabilités quand c’est utile au Club ou au Rotary International, qu’il s’agisse d’accepter la Présidence du Club ou de servir au-delà du Club. Tout cela sans perdre de vue que l’important n’est pas soi-même mais l’autre, celui qui a besoin de nous pour conserver sa dignité d’homme. Car je suis persuadé que la « Nouvelle Frontière » de demain ne sera pas le Far West, ni l’espace, ni même – n’en déplaise aux prophètes de tous poils – l’environnement. La Nouvelle Frontière de demain, ce sera l’autre, ce sera le respect de l’altérité.
Et la grande chance des rotariens, c’est d’être déjà armés pour conquérir cette Nouvelle Frontière. Sachons-le et remplissons les devoirs que nous nous sommes volontairement imposés. Car la priorité du Rotary International – et c’est ce qui le distingue des autres ONG – ce n’est pas l’humanitaire, c’est l’Humanité.
2007.04 LE MOT D’UN PAST-GOUVERNEUR
Pierre-Louis DOUCET – RC Paris – Gouverneur 2004-2005 - Co-ordonnateur « Illettrisme » pour la Zone 11 (2006-2008)
Et si nous parlions d’illettrisme ?
Quand plus d’un milliard d’hommes et de femmes ne savent pas lire, écrire, ou compter et sont ainsi exclus de tout accès normal à la vie en société, au développement intellectuel et à la culture, il s’agit bien là de la NOUVELLE FRONTIERE qu’il nous appartient de franchir et le ROTARY INTERNATIONAL ne peut rester indifférent et inactif.
La lutte contre l’illettrisme figure d’ailleurs depuis longtemps dans les objectifs de nos Présidents successifs, et cette année encore. Sur le terrain, les rotariens et les clubs sont présents dans ce combat, en particulier au niveau de notre District.
De nombreux clubs sont engagés localement et participent ainsi à la « vie de la Cité », mais il m’a semblé que deux programmes plus généraux, à vocation nationale, méritaient d’être cités ici et mis en valeur :
1. « coup de pouce » (CLE)
Ce programme est bien connu des rotariens. Initié dans la ville de Colombes en 1995, il consiste à apporter à des jeunes de 6 à 12 ans l’appui et l’environnement - hors école - que leurs parents ne peuvent ou ne savent pas leur fournir. L‘accompagnement des enfants est assuré par des intervenants rémunérés par les municipalités, et exige un engagement quotidien des parents qui bénéficient ainsi d’un processus d’intégration optimisé.
La participation des rotariens se situe au niveau des animateurs, de la constitution des groupes d’accompagnement (« clubs Coup de Pouce ») et du financement.
Plus de 6 000 enfants sont concernés cette année, en France, par ce programme qui bénéficie de l’appui de grandes sociétés, et de plusieurs dizaines de Rotary clubs.
2. « Savoirs pour Réussir »
Plus récemment, à l’initiative du linguiste, le professeur Bentolila, la Fondation Caisses d’Epargne a lancé un programme de formation et d’intégration dans le monde du travail pour les jeunes de 16 à 20 ans.
Ce programme consiste en un encadrement, par groupes de 5 jeunes, par un « tuteur » chargé de mettre en place l’apprentissage à la lecture et à un métier. Un premier « Centre » a été ouvert à Marseille en 2005, et il y a actuellement des Centres dans 10 Régions. Cette opération est fortement appuyée par les pouvoirs publics, et la Fondation, qui a déjà investi plus de 3 millions d’euros, est prête à accepter des partenaires.
J’ai personnellement rencontré le professeur Bentolila, avec Serge Gouteyron, pour étudier les possibilités d’intervention de Rotary clubs. Des contacts ont été pris localement et plusieurs nouveaux Centres pourraient ainsi voir le jour.
Il s’agit bien là de programmes à long terme, largement inspirés par la vocation universaliste du Rotary, mais initiés dans notre pays, autour de notre culture, et … voués à un grand avenir, car le chantier est immense.
Chaque rotarien, chaque club peut y trouver source d’inspiration et motif à s’engager.
Ne nous y trompons pas, c’est l’avenir de notre civilisation qui est en jeu.
Les Actions et événements des clubs du District 1660
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Rotary International District 1660: Actualités
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